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Les petites histoires d'autodestruction d'instruments de musique / Chapitre 3 : Le Monterey Pop Festival, Jimi Hendrix Experience vs The Who

Publié le 17/11/2020 par Hugues Ranjard
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Les petites histoires d'autodestruction d'instruments de musique

 

Chapitre 3 : Le Monterey Pop Festival, Jimi Hendrix Experience vs The Who

 


 


Dans l’histoire des destructions d’instruments, le shaman Jimi Hendrix fait partie des premières images qui viennent en tête. Par chance, ces moments ont pu être captés pour l’éternité. Avec Hendrix, l’acte autodestructeur peut être vu comme geste sacré, voire sexuel. Les images sont mythiques. 1967, le Montreux Pop Festival, premier open air de l’histoire, signait alors le départ du Summer Of Love. En ce 18 juin, Les Who, signés dans le même label que Hendrix, doivent également se produire sur scène. Encore très peu connu aux États-Unis, la performance du groupe va propulser leur popularité sur la scène américaine. 


Ce jour-là, les Who rentrent sur scène avant Jimi Hendrix, qui, à l’instar de Pete Townshend, voulait jouer en premier. Les deux font un pile ou face, Hendrix perd, accepte de passer en deuxième mais prévient qu’il mettra le paquet. Il ne croyait pas si bien dire. Pas évident de passer après le set des Who et cette interprétation de My Generation où Pete Townshend ne manque pas de fracasser sa guitare. La fin du show tourne au chaos, la batterie de Keith Moon se renverse, les techniciens tentent de sauver les micros avant qu’ils soient explosés au sol… 
 


 


Et puis Jimi entre sur scène, le reste fait partie de l’histoire du rock. Il conclut son set avec une version électrisante de Wild Thing qu’il termine en s’agenouillant sur scène. Jimi mime alors de faire une levrette avec sa guitare, la crame en faisant des incantations avant de l’exploser sur les amplis… Chacun ses façons de faire… À ce sujet, Jimi Hendrix avait plus tard dit : "La fois où j'ai brûlé ma guitare, c'était comme un sacrifice. On sacrifie les choses qu'on aime. J'aime ma guitare."


Ravi Shankar, qui a joué pendant le festival, s’est lui montré choqué de cette crémation de guitare. Cela ne devait effectivement pas être dans la culture indienne du tout... On a du mal à imaginer Ravi Shankar cramer son sitar, l’image serait vraiment troublante…










 

La suite de la série la semaine prochaine avec le chapitre 4 : London Calling, phénomène rock capturé.



 

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écrit par

Hugues Ranjard

Rédacteur pour Janis, nouveau média 100% musique lancé par LiveTonight

Publié le mardi 17 novembre 2020, mis à jour le mercredi 2 décembre 2020

ENCORE CURIEUX ?