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Les irrésistibles muses des grands noms de la musique / Chapitre 2 : Yoko Ono, l’inséparable de John Lennon

Publié le 16/03/2021 par Virginie Paillard
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Les irrésistibles muses des grands noms de la musique 


Chapitre 2 : Yoko Ono, l’inséparable de John Lennon


En pensant à Yoko Ono, on pense immédiatement à John Lennon et vice versa. Le couple mythique, ces deux êtres toujours collés l’un à l’autre, dont l’amour transcende même au travers des clichés. Pourtant, Yoko Ono traîne derrière elle une légende noire : celle de la responsabilité de la fin du groupe le plus célèbre de tous les temps, les Beatles. 

 

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La petite Yoko Ono nait au début des années trente à Tokyo, dans une famille richissime. De sa mère, elle hérite d’un don pour les arts. L’avenir semble radieux pour elle, jusqu’à ce que la Seconde Guerre mondiale pousse sa famille à fuir la capitale. Après une dure période de privations, la guerre se termine enfin et sa famille émigre aux États-Unis. 

En reprenant ses études, Yoko décide qu’elle dédiera sa vie aux arts. Cela tombe bien, elle touche à tout : écriture, théâtre, musique, poésie… Ce n’est donc pas étonnant lorsque, à l’âge de vingt-deux ans, elle prend la décision d’arrêter ses études et de se marier, deux ans plus tard, avec le compositeur Toshi Ichiyanagi.

Yoko Ono est intéressée par l’art expérimental. A New York, elle participe à plusieurs expositions. En 1961 a lieu la première expo dédiée à ses travaux à l’AG Gallery : Paintings and Drawings of Yoko Ono. Sa spécialité : les tableaux-instructions. Avec George Maciunas, elle initie le mouvement d’art Fluxus. 

 

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Durant la première moitié des années soixante, elle se fait un nom dans l’art expérimental et les performances artistiques, entre les États-Unis et le Japon. Divorcée, elle s’installe en 1966 à Londres avec son nouveau mari, le musicien Anthony Cox, dit Tony. Elle ne compte pas pour autant cesser son activité artistique, et elle prévoit une première exposition londonienne dans la galerie Indica, propriété de John Dunbar et… Paul McCartney. 

C’est le 9 novembre 1966, à la veille de son expo intitulée Unifinished Paintings & Objects qu’elle fait la connaissance du leader unanimement célèbre des Beatles : John Lennon. Elle a quelques a priori sur la star ; elle pense qu’il ne comprendra rien à son art. Au contraire, John se sent immédiatement attiré par l’univers de la jeune femme. Durant l’année qui suit, il la soutient en allant jusqu’à sponsoriser l’une de ses expositions. 


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En mai 1968, John et Yoko enregistrent leur première création commune : un album expérimental nommé Unfinished Music No.1 : Two Virgins, qui sonne comme la rencontre de leur deux univers. La pochette, scandaleuse, les montre nus de face au recto et de dos au verso. Profitant de l’absence de Cynthia Powell, la femme de Lennon, le couple passe la nuit ensemble.



 

Ils s’empressent chacun de divorcer de leur côté, puis s’unissent le 20 mars 1969. Dès lors, plus possible de les séparer. Le public, d’abord, ne comprend pas ce que cette étrangère vient faire au côté du leader de leur groupe préféré. Ensuite, ledit groupe commence à trouver l’omniprésence de Yoko quelque peu pesante. Toujours dans l’ombre de John, elle assiste, silencieuse, aux séances d’enregistrement de l’album blanc. George Harrison parlera d’une « vibration bizarre » pour évoquer la présence de la nouvelle venue. John, fou amoureux, lui écrit The Ballad of John and Yoko




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En juillet 1969, les Beatles se rendent aux  studios EMI à Londres (renommés depuis les studios Abbey Road) pour enregistrer leur ultime album. Les quatre hommes le savent, ce disque sera le dernier. Les relations de Lennon avec les autres membres du groupe se sont détériorées et la présence de Yoko Ono n’arrange rien. Ils croient rêver lorsqu’ils voient John faire installer un lit dans le studio pour que Yoko puisse s’y reposer après un accident de voiture. Pire, il l’inclue dans les décisions musicales du groupe en suspendant un micro au-dessus du lit pour qu’elle puisse donner son avis à tout moment.

Les Beatles se séparent donc comme prévu à la sortie d’Abbey Road. En décembre 1970, Yoko et John sortent conjointement deux albums : Yoko Ono/Plastic Ono Band et John Lennon/Plastic Ono Band. Installé à New York, le couple s’ancre définitivement dans la lignée des duos mythiques. 


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Ils profitent de cette popularité pour faire passer les messages de paix qui leur tiennent à cœur. Après les Bed-Ins for Peace de 1969, où ils ont entendu promouvoir la paix à Amsterdam et Montréal en pleine guerre du Vietnam, Yoko et John se lancent dans les concerts caritatifs. La jeune femme y participe également, puisqu’à l’automne 1972, elle enregistre son troisième album (un second, Fly, ayant vu le jour en 1971) : Approximately Infinite Universe.

Passant plutôt inaperçue à sa sortie, l’album est aujourd’hui salué par les connaisseurs. En parallèle, John sort le disque Imagine, hymne à la paix où sa Yoko a bien évidemment sa place, au travers de titres comme Oh Yoko ou Oh My Love.  

Un an plus tard, l’impensable se produit : Yoko et John se séparent. Il s’enfuit à Los Angeles avec leur propre assistante, May Pang. Yoko, quant à elle, se concentre sur son quatrième album, Feeling the Space, et se console dans les bras du guitariste David Spinozza. Elle se produit alors régulièrement sur scène, notamment au Japon. 

Fin novembre 1974, Yoko Ono et John Lennon sont tous deux présents à un concert d’Elton John au Madison Square Garden. Ils se rencontrent en coulisses et qui sait ce qu’ils se dirent ? Le fait est qu’au mois de janvier 1975, ils se réconcilient officiellement lors de la 17ᵉ cérémonie des Grammy Awards. De cette réconciliation naîtra neuf mois plus tard Sean, le 9 octobre 1975, jour de l’anniversaire de John. 


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Souhaitant se consacrer à leur enfant, le couple se retire pendant quelque temps des médias. Ils reviennent au milieu de l’année 1980 avec un nouvel album commun : Double Fantasy. Yoko, de son côté, connaît de plus en plus de notoriété notamment grâce à son album Walking on Thin Ice. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’était sans compter sur le crime dont s’est rendu coupable le tristement célèbre Mark David Chapman. Fan fou furieux, il qui tue John sous les yeux de Yoko, le 8 décembre 1980 à 22 h 52, de quatre coups de révolver. Yoko Ono, très affectée, s’éloigne de la vie publique avec son fils. 


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C’est un an plus tard qu’elle réapparait, avec l’album Season of  Glass, dont la pochette choquante entraîne de nombreuses critiques. Dessus trône les lunettes éclaboussées de sang de Lennon. Elle se défend des accusations insinuant qu’elle cherche à exploiter la mort de son mari. Pacifiste convaincue, son intention était de dénoncer les horreurs de la violence dont elle et les proches de John furent victimes. 

Après la mort de John, Yoko poursuit sa carrière musicale. Elle ne l’oublie pas pour autant, car elle donne un million de dollars pour faire aménager pour lui une partie de Central Park en mémorial, le Strawberry Field Memorial. Ce ne sera pas son seul hommage à l’amour de sa vie : elle retournera à Amsterdam sur les lieux des Bed-Ins, écrira des livres en son honneur et interprètera régulièrement des titres comme Imagine en concert.






 

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écrit par

Virginie Paillard

Rédactrice pour Janis, nouveau média 100% musique lancé par LiveTonight

Publié le mardi 16 mars 2021, mis à jour le mardi 16 mars 2021

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